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Les nouvelles de l'Yonne

LA POLITIQUE SELON MACRON

 A  moins d’un an de son élection, le bilan de Macron peut se résumer de la manière suivante : compression des acquis politiques et sociaux des classes populaires et moyennes et de millions de retraités. Tout cela sous le regard admiratif du bon nombre d’économistes et de journalistes.

 Voilà vite résumé pour les faits. Mais il est un aspect de la philosophie macronienne qui est passé sous silence et qui met en cause la démocratie dans notre pays.

 

 A travers un certain nombre d’expressions et de phrases prononcées ici ou là depuis plusieurs mois, on a le droit de se poser cette question : quelle conception de la République a réellement Macron ? Le principe républicain majeur depuis la révolution de 89 est celui de l’égalité entre les citoyens composant la nation, qu’en est il ?

 Revisitons Macron :

 « Pour que notre société aille mieux, il faut des gens qui réussissent. Et il ne faut pas être jaloux d’eux. Il faut dire c’est formidable ! Je crois à la cordée. Il y a des femmes et des hommes qui réussissent dans la société parce qu’ils ont des talents, la réussite n’est d’ailleurs pas uniquement monétaires ou financières (il y a des gens qui réussissent dans les arts, dans des associations ou dans leur vie familiale). Et je veux qu’on célèbre toutes ces réussites. Il y en a d’autres pour qui la vie est plus dure, je veux les aider, par leur travail, à réussir ; et d’autres qui sont plus fragiles, nous les protégerons. Mais si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui dégringole ».

 Quand on se souvient de certains termes employés « fainéants », « illettrés », « tous ces gens qui ne font rien », sinon « foutre le bordel » qui visaient les classes populaires, quand on a encore en mémoire le fameux « premier de cordée » tous ces propos démontrent à l’évidence que Macron défend avant toute chose le principe capacitaire.

 Cette déclaration sur la réussite et les propos acerbes tenus par Macron nous rappellent de sinistres commentaires et entre autres ceux de Guizot à propos du vote censitaire au XIXème siècle : « enrichissez vous par le travail et par l’épargne et vous deviendrez électeurs » et ceux de Maurras se défiant du peuple au point de ne jamais le considérer comme adulte et évoquant dans son livre Mes idées politiques « l’inégalité protectrice » Etonnant parrains qui ont l’un comme l’autre mal fini. Guizot débarqué du pouvoir en 1847, Maurras en prison.

La redaction

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