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Les nouvelles de l'Yonne

EDITO

 Sept semaines seulement nous séparent des élections européennes et nous pouvons avoir de grandes inquiétudes par rapport à une forte abstention possible, au moins pour ceux qui voient clairement les enjeux majeurs qui seraient en question demain pour les citoyens européens et pour la France.

 Si c’est seulement « du bout des lèvres » que les Français ont voté pour le traité de Maastricht (51% en 1992) rien n’a été fait politiquement, socialement, économiquement… pour soulever les enthousiasmes et c’est comme cela que l’on est arrivé au « non » de 2005 lors du référendum.

 Comme le disait Ian Brossat au cours du débat sur France 2 : « on nous a vendu un carrosse et on se retrouve avec une citrouille, on a eu un produit intérieur brut qui est passé de 15 000 euros à 17 000 euros, en 10 ans on a produit 2 000 milliards d’euros de richesses supplémentaires alors que le taux de travailleurs pauvres est passé de 7% à 10% ». Ceux qui produisent et enrichissent l’Europe par leur travail doivent pouvoir bénéficier partout d’une clause de non régression sociale qui permettrait à un État de pouvoir dire non afin que ses salariés gardent leurs droits et leurs acquis, mais c’est le contraire qu’ils subissent

 Plus globalement les communistes demandent depuis longtemps l’application en Europe de la « clause du citoyen et de la citoyenne la plus favorisée à l’ensemble des autres citoyens européens ». Si dans un domaine quel qu’il soit, dans un pays, les citoyens bénéficient d’un droit ou d’un avantage spécifique, ce droit doit s’appliquer à l’ensemble des autres pays, par exemple les 35 heures, la santé, l’avortement….

 Les peuples européens vivent aujourd’hui sous la férule de l’esprit de Maastricht, le libéralisme de la « concurrence libre et non faussée » et ce sont les riches déjà très riches qui l’emportent partout et toujours.

 Alors quelle solution ? Sortir de l’Europe ? Ce serait un véritable cataclysme et les peuples auraient à en payer la note. Un référendum pour un nouveau traité, une autre gouvernance, la fin de l’autonomie de la banque centrale ? … Problème car il faudrait que les 28 pays soient tous d’accord pour la mise en place de cette consultation. Désobéir alors ? C’est ce que fait actuellement le Portugal face aux injonctions de la commission européenne (lire plus loin à ce propos les problèmes que pose la vente au privé des barrages hydrauliques françaises).

 Les communistes qui sont les seuls à gauche à avoir constamment dit non aux traités européens,  Maastricht,  Lisbonne, veulent une  Europe des peuples solidaires,   une Europe démocratique, sociale, écologique.   « L’Europe des Gens contre l’Europe de l’Argent » avec  Ian Brossat,   tête de liste, Marie-Hélène Bourlard (ouvrière textile qui peut demain être la première femme ouvrière à rentrer au Parlement européen) et une liste composée à  l’image de ce qu’est  sociologiquement la composition  démographique  de  la France avec 50% de candidat-e-s ouvrier-e-s et employé-e-s.

La redaction

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